De la performance toxique à la justesse durable : sortir du piège du faire toujours plus
Et si votre obsession du bien faire était ce qui vous fait tout rater ?
Nous avons collectivement élevé la performance au rang de valeur morale. Faire beaucoup. Faire vite. Faire fort.
Et surtout : ne pas s'arrêter. Jusqu'à ce que le corps ne dise pas, que la motivation devienne mécanique, et que l'envie se transforme en dette.
Le symptôme est connu : fatigue chronique, décisions robotisées, perte de sens, effondrement intermittent entre deux livraisons d'excellence.
Mais ce qui est moins visible, c'est la structure intérieure qui soutient cette fuite en avant : une surpuissance déguisée en efficacité.
Le faux pouvoir du «toujours plus»
La surpuissance, dans l’approche AEMD, n’est pas une qualité. C'est un état de surrégime .
Un comportement de survie qui masque souvent une inquiétude sourde : peur de perdre la main, peur d'être dépassé, peur de décevoir.
Dans ce mode, la personne est incapable de doser. Elle dit oui, elle anticipe, elle s'engage trop — et trop longtemps.
Elle croit répondre à une exigence externe… mais en réalité, elle fuit sa propre impuissance partielle , son incapacité à lâcher prise ou à ralentir.
Et comme tout ça produit temporairement des résultats, personne ne l'arrête. Pas même elle.
Justesse : pas un compromis, une discipline
La justesse n'est pas un adoucissant éthique. C'est une discipline exigeante .
- Elle nécessite de renoncer à l'image d'un soi parfait .
- D'accepter de ne pas répondre à tout.
- De choisir ce qui mérite vraiment notre engagement.
C'est le moment où l'on passe de l'hyper-initiative à l'impact mesuré .
Où l'on arrête de performer pour enfin incarner .
La justesse n'est pas un ralentissement. C'est un réalignement .
Elle permet d'agir à partir de ce qui est stable en nous — et pas à partir de ce qui nous consomme.
Entreprise ou particulier : même combat
Que vous soyez une entreprise en surchauffe ou un professionnel en perte de sens, la question est la même :
Est-ce que votre moteur, aujourd'hui, c'est encore un désir vivant … ou juste une dette déguisée en ambition ?
Les collectifs ne tiennent pas longtemps dans la surpuissance.
Et les individus qui y survivent deviennent cyniques ou vides.
Le passage de la performance à la justesse n'est pas un renoncement : c'est une réorientation fine.
Il ne s'agit pas de ralentir pour ralentir, mais de remettre du discernement là où l'automatisme avait pris toute la place.
Qu'est-ce que ça change ? Une décision qui tient, une action qui porte, un espace qui respire.
En conclusion : ce que la justesse change
- Elle protège au lieu d'user.
- Elle guide au lieu de compenser.
- Elle s'engage sans surcharger.
Elle fait moins, mais elle donne davantage. Parce qu'elle ne disperse rien.
Pour aller plus loin
Je travaille avec les particuliers comme avec les entreprises.
Pas pour améliorer vos performances, mais pour réhabiliter votre discernement .
