Traverser — au-delà de l’écoute et de l’analyse
Certaines situations exigeantes plus qu'un seul regard
Il arrive que l'écoute ne suffise plus. Que l'analyse n'éclaire qu'un bout du problème. Dans ces moments-là, ce n'est pas un autre outil qu'il faut. C'est un autre regard.
Dans certaines situations complexes, il devient pertinent d'y ajouter une autre lecture : une lecture qui relève les faits, les ressentis et les dynamiques invisibles.
Des plans différents qui ne se parlent pas toujours
Dans certains accompagnements, le décalage n'est pas entre ce qu'on ressent et ce qu'on pense.
Il est entre le plan où l'on écoute et le plan où l'on agit .
Ce qui se joue dans une équipe, dans un rôle, dans un moment de bascule, ne peut pas toujours être abordé d'un seul point de vue.
Il y a des ajustements à faire à plusieurs niveaux — en même temps.
Trois plans à mettre en cohérence
Lorsqu'une situation devient floue, exigeante, bloquée, il est souvent nécessaire d'articuler trois dimensions :
1. Ce qui est ressenti — ce que le corps, les rythmes, les signaux faibles font remonter.
2. Ce qui est pensé — les représentations, les croyances, les interprétations.
3. Ce qui est agi — les décisions, les postures, les contraintes extérieures.
La difficulté n'est pas simplement de les identifier.
C'est de les faire dialoguer , pour qu'ils s'éclairent mutuellement.
Une approche qui relève ce qui se vit et ce qui se joue
Dans certains contextes, ce qu'une personne ressent, ce qu'elle comprend, et ce qu'elle est censée faire ne vont plus ensemble.
Elle avance, mais sans cohérence. Elle tient, mais sans clarté.
Et si l'accompagnement proposé reste centré sur un seul aspect — la compréhension, l'émotion ou l'action — alors ça ne suffit pas. Ça éclaire une partie… mais le blocage reste entier.
Ce qui change, quand l'accompagnement s'appuie à la fois sur une expérience concrète de l'entreprise et une compréhension fine des mouvements humains , c'est la capacité à communiquer :
- la densité d'une situation,
- les émotions qu'elle mobilise,
- les décisions qu'elle impose,
- et les contextes qui la rendent possible ou difficile.
Autrement dit : à tenir ensemble ce qui se vit et ce qui se joue .
La traversée
Comprendre une situation exigeante de l'approche dans toute sa densité — émotionnelle, cognitive, structurelle.
Ce n'est pas un exercice intellectuel, ni un simple retour sur soi. C'est un passage souvent inconfortable, parce qu'il oblige à faire dialoguer plusieurs plans à la fois.
Beaucoup repoussent ce moment — et c'est compréhensible.
Mais lorsqu'il arrive, savoir qu'on n'est pas seul·e pour le traverser change profondément l'expérience.
Moins de doute. Moins de dispersion. Et peu à peu, une forme de clarté qui émerge — pas comme un objectif, mais comme un effet d'ajustement.
Ce qui rend cette traversée plus accessible, c'est l'accompagnement.
Un cadre qui soutient le passage, aide à communiquer avec ce qui se mêle, et permet à la cohérence de revenir progressivement.
